Zoubir Arrous. Professeur de sociologie à l’université de Bouzaréah (Alger 3)

Zoubir Arrous : «Ceux qui accusent les manifestants de répondre à des appels anonymes veulent justifier la répression»

«Avant tout, il faut préciser que nous étions tous dans l’erreur sur la prise de conscience des Algériens et particulièrement des jeunes. Les marches du 22 février et celles qui les ont suivies, notamment les manifestations des jeunes le 26 février, ont mis en évidence une grande responsabilité et en même temps une grande conscience sur les dangers qui guettent le pays.
Ils étaient disciplinés avec des slogans précis qui ne sortent pas du but assigné, à savoir la préservation du pays à travers l’instauration d’un Etat qui respecte les lois. Il faut relever que les étudiants ne se sont pas attaqués à la personne du Président, mais plutôt aux pratiques anticonstitutionnelles.
La première surprise des manifestations de ce mardi, c’est cette discipline, cette sérénité et ce style de conduite inédit. La deuxième grande surprise, c’est cette magnifique coordination qui a permis aux étudiants de toutes les universités du pays de marcher au même moment de manière pacifique, unis par le même sentiment, la peur du danger qui plane sur le pays…»

Source : entretien dans El Watan

Zoubir Arrous. Professeur de sociologie à l’université de Bouzaréah (Alger 3)

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