Sélim. S. Khaznadar, Universitaire, mathématicien et philosophe de l’Université Constantine 2 Abdelhamid Mehri

Sélim. S. Khaznadar : «Les demandes de repentance relèvent presqu’exclusivement du désir de consolation»

«Serions-nous condamnés à rester des victimes, chœur de pleureuses dans le continuel suspend d’un bon vouloir ? Restés vivants, ni Mostefa Ben Boulaïd ni Larbi Ben M’hidi n’auraient exigé de contrition publique des anciennes autorités coloniales. Nous, Algériens, nous ne devrions jamais demander une quelconque repentance.

Les demandes de repentance relèvent presqu’exclusivement du désir de consolation, de l’obtention du gain politique à moindre coût, ou de l’improbable orgueil d’en être le destinataire. Un homme bien de chez nous, Augustin d’Hippone, écrivait que l’orgueil n’est que le mensonge sur soi.

Mais, si toutefois elle devait advenir, une repentance ne pourrait être qu’un choix français, porté par l’idée que l’Etat français, dépositaire de la continuité historique, peut avoir de ses ressources éthiques, des grands énoncés sur lui-même, au moins ceux issus de la Révolution française.»

Source : entretien dans El Watan 20 août 2020

Sélim. S. Khaznadar, Universitaire, mathématicien et philosophe de l’Université Constantine 2 Abdelhamid Mehri

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