Mouloud Feraoun est un écrivain algérien né le 8 mars 1913 à Tizi Hibel (Tizi Ouzou). Il est mort assassiné par l’OAS à Alger le 15 mars 1962

Mouloud Feraoun : «En somme, à Tizi, on se connaît, on s’aime ou on se jalouse»

«En somme, à Tizi, on se connaît, on s’aime ou on se jalouse. On mène sa barque comme on peut, mais il n’y a pas de castes. Et puis, combien de pauvres se sont mis à amasser et sont devenus riches ? Combien de riches se sont appauvris promptement avant d’être ruinés par Saïd l’usurier, que tout le monde respecte, craint et déteste. Il aura son tour, bien sûr, il mourra dans la mendicité. La loi est sans exception. C’est une loi divine. Chacun de nous, ici-bas, doit connaître la pauvreté et la richesse. On ne finit jamais comme on débute, assurent les vieux. Ils en savent quelque chose.»

Source : Le fils du pauvre – Roman – 1950 – Edition du Seuil

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