Mohammed Fellag : «Quand tu fermes les yeux, les choses que tu ne vois plus sont toujours là. C’est toi qui disparais»

Mon grand-père disait : «Quand tu fermes les yeux, les choses que tu ne vois plus sont toujours là. C’est toi qui disparais. Quand tu rouvres les yeux, en apparence rien n’a bougé. Mais tu as perdu ce court instant durant lequel tu n’as pas regardé les choses en face. Ton cœur est vide de cette expérience. Les choses qui se sont produites pendant que tu fermais les yeux ne se reproduiront plus jamais. Il te manquera un chaînon qui, aussi infime soit-il, possède une valeur capitale lorsqu’il s’agit d’ajouter les choses les unes aux autres.»

Source : Le dernier chameau et autres histoires – roman – éditions JCLattès – 2004

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