Mohammed Dib, homme de lettres algérien né le 20 juillet 1920 à Tlemcen et mort le 3 mai 2003 à La Celle-Saint-Cloud (France)

Mohammed Dib : «Tu te crois peut-être libre de ta personne. Mais ton peuple ne l’est pas. Alors tu n’es pas libre, toi non plus.»

«Tu te crois peut-être libre de ta personne. Mais ton peuple ne l’est pas. Alors tu n’es pas libre, toi non plus. Car, hors de ton peuple, tu n’existes pas. Est-ce que ce bras peut vivre hors de mon corps, et pourtant à le voir agir on penserait qu’il est indépendant, ou cette main hors de mon bras, or à voir mes doigts qui attrapent tout ce qu’ils veulent on croirait qu’ils sont indépendants. Tu es comme ça avec tes frères de sang.»

Source : L’incendie – Roman – 1954 – Édition du Seuil

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