Mohamed Fellag : «Les dirigeants de ce pays nous ont tracé un chemin qui petit à petit nous a menés vers une galaxie coupée de toutes les autres. Le trou noir…»

«Il est aujourd’hui acquis, (…), et tout le monde le sait, inutile de nous enfoncer la tête dans le sable comme une autruche, ou de vouloir cacher le soleil avec un tamis, comme dit le proverbe, que notre pays, s’il n’a pas avancé d’un iota, recule à vue d’œil tous les jours.

Et quand je dis « recule », ça ne signifie pas qu’il remonte vers un quelconque passé… Non, il recule vers des impasses. L’inconnu. Vers un temps qui n’a jamais existé… En fait nous sommes tout simplement arrêtés. Figés dans un no man’s time qui n’est ni le présent, ni le passé, et encore moins le futur… Nous sommes hors-temps.»

Source : Alger-New York – Nouvelle – Editions : J.-C. Lattès – 2002

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