Lakhdar Bouregaâ, ancien officier de l'ALN et homme politique. Né le 15 mars 1933 à El Omaria (Médéa) et mort le 4 novembre 2020 à Alger

Lakhdar Bouregaâ : «Il n’y a pas de mauvais citoyens, mais de mauvais dirigeants»

«Mon constat est que ce mouvement émane du peuple, sans tutorat, sans manipulation, et ce qui est encore extraordinaire, sans leader ni guide ! Le message que j’ai compris me renvoie à un vieil adage : «Arrêtez le mal avant qu’il n’existe, calmez les esprits avant qu’ils n’éclatent.» J’ai observé que les esprits étaient calmes, mais les citoyens en ont ras-le-bol. Le fait que plusieurs citoyens sont sortis dans plusieurs régions du pays est un signe fort.
Et ce qui l’est davantage, c’est que les gens ont marché d’une manière civilisée, pacifique et conviviale, assurément pas comme certains l’appréhendaient. On comprend par là qu’il n’y a pas de mauvais citoyens. Le pouvoir considérait tous ceux qui n’adhéreraient pas à ses thèses comme des perturbateurs, voire comme des traîtres.

Il s’avère donc qu’il n’y a pas de mauvais citoyens, mais de mauvais dirigeants. La deuxième chose, et qui à mes yeux est importante, c’est qu’il n’y a pas de meneurs. Les partis politiques sont mis à nu et démasqués par l’opinion publique.»

Source : entretien dans El Watan – 25 février 2019

Lakhdar Bouregaâ, ancien officier de l’ALN et homme politique. Né le 15 mars 1933 à El Omaria (Médéa) et mort le 4 novembre 2020 à Alger

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