Certains, parmi ceux qui ont déjà retiré les dossiers de candidature, iront même jusqu’à transformer cette joute électorale en spectacle folklorique

Smaïl Goumeziane, docteur en économie et ancien ministre du Commerce
Smaïl Goumeziane, docteur en économie et ancien ministre du Commerce

 

A l’évidence, cette élection ne peut être ni libre ni démocratique. Et, ce n’est pas seulement une affaire de bonne ou mauvaise organisation du scrutin. Pour qu’une élection soit libre et démocratique, il faudrait que le citoyen soit libre et que le mode de gouvernance soit démocratique. Or, aujourd’hui encore, c’est loin d’être le cas, ni pour l’un ni pour l’autre.
Pour autant, le corps électoral a été convoqué, et le scrutin aura lieu à la date retenue du 18 avril. D’aucuns iront voter pour tel ou tel candidat, avec crainte, espoir ou sans illusions. D’autres boycotteront le scrutin. Certains partis, hommes et femmes politiques, essaieront d’orienter le débat dans un sens ou dans l’autre, en se portant candidats ou en refusant de participer.
Avec des arguments plus ou moins rigoureux, des programmes plus ou moins convaincants et des mobilisations plus ou moins légales. Certains, parmi ceux qui ont déjà retiré les dossiers de candidature, iront même jusqu’à transformer cette joute électorale en spectacle folklorique. D’autres, enfin, n’hésiteront pas à vomir des affaires nauséabondes à forts relents de «fake news». Il en est ainsi des processus électoraux, et pas seulement en Algérie !
Tous, politiques et citoyens, attendent cependant que le scrutin se déroule dans la paix. Bien entendu, dire que le moment n’est pas démocratique ne résulte ni d’un parti pris ni d’une lubie. Tous les observateurs avertis, y compris parmi les candidats, le savent, les scrutins ont toujours été décriés pour diverses raisons : fraude, inorganisation, partialité de l’administration, clientélisme, corruption, pressions et autres violences.

Source : El Watan

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